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Un coiffeur sans couleur

Pourquoi j’ai arrêté la coloration dans mon salon ? Pour accompagner mes clientes vers les cheveux blancs.

Le paradoxe du métier de coiffeur

Quand on devient coiffeur, on est formé à colorer les cheveux.

La coloration fait partie du métier. Elle fait aussi partie de l’économie du salon.

Et soyons honnêtes : un salon gagne souvent mieux sa vie avec la couleur qu’avec la coupe.

Alors pendant longtemps, accompagner les femmes vers leurs cheveux blancs tout en continuant à proposer des colorations me semblait contradictoire.

“La prochaine fois…”

Je me suis rendu compte d’une chose : tant que la coloration restait possible, beaucoup de clientes repoussaient toujours le moment.

“La prochaine fois.”
“Pas encore.”
“Je ne suis pas prête.”

Et je le comprends profondément.

Parce que laisser apparaître ses cheveux blancs ne touche pas seulement aux cheveux.
Cela touche :

  • à l’image de soi,
  • au regard des autres,
  • à l’âge,
  • à la féminité,
  • et parfois même à la place que l’on pense encore avoir dans la société.
Le choix d’arrêter la couleur dans mon salon de coiffure

Alors il y a plusieurs années, j’ai décidé d’arrêter complètement la coloration.

Ce choix a surpris.
Certaines clientes sont parties.
D’autres sont restées.

Mais surtout, cela m’a obligée à réfléchir autrement à mon métier.

Si je ne pouvais plus accompagner les femmes par la couleur, alors comment pouvais-je les accompagner autrement ?

La coupe comme autre passerelle

C’est là que la coupe sur cheveux secs a pris encore plus de sens dans mon travail.

Parce qu’une coupe peut déplacer le regard.

Quand une femme focalise uniquement sur sa racine blanche, elle finit parfois par ne plus voir qu’elle.

Mon travail devient alors d’aider à regarder autrement :

  • le mouvement,
  • la texture,
  • le volume,
  • l’ensemble du visage,
  • et l’harmonie générale.

Petit à petit, le cheveu blanc cesse d’être “le problème”.

En dix ans, j’ai compris une chose

Aujourd’hui, après des années à accompagner des femmes dans cette transition, j’ai compris que le vrai travail n’est pas technique.

Il n’existe pas de technique magique pour accepter ses cheveux blancs.

Oui, certaines méthodes peuvent aider :

  • des mèches,
  • des transitions douces,
  • des coupes adaptées.

Mais le véritable chemin reste intérieur.

Quand une femme est réellement prête, la racine devient presque un détail.

Pourquoi j’ai arrêté la coloration pour accompagner mes clientes vers les cheveux blancs

Le paradoxe du métier de coiffeur

Quand on devient coiffeur, on est formé à colorer les cheveux.

La coloration fait partie du métier.
Elle fait aussi partie de l’économie du salon.

Et soyons honnêtes :
un salon gagne souvent mieux sa vie avec la couleur qu’avec la coupe.

Alors pendant longtemps, accompagner les femmes vers leurs cheveux blancs tout en continuant à proposer des colorations me semblait contradictoire.

“La prochaine fois…”

Je me suis rendu compte d’une chose :
tant que la coloration restait possible, beaucoup de clientes repoussaient toujours le moment.

“La prochaine fois.”
“Pas encore.”
“Je ne suis pas prête.”

Et je le comprends profondément.

Parce que laisser apparaître ses cheveux blancs ne touche pas seulement aux cheveux.
Cela touche :

  • à l’image de soi,
  • au regard des autres,
  • à l’âge,
  • à la féminité,
  • et parfois même à la place que l’on pense encore avoir dans la société.

Le choix d’arrêter la couleur

Alors il y a plusieurs années, j’ai décidé d’arrêter complètement la coloration.

Ce choix a surpris.
Certaines clientes sont parties.
D’autres sont restées.

Mais surtout, cela m’a obligée à réfléchir autrement à mon métier.

Si je ne pouvais plus accompagner les femmes par la couleur, alors comment pouvais-je les accompagner autrement ?

La coupe comme autre passerelle

C’est là que la coupe sur cheveux secs a pris encore plus de sens dans mon travail.

Parce qu’une coupe peut déplacer le regard.

Quand une femme focalise uniquement sur sa racine blanche, elle finit parfois par ne plus voir qu’elle.

Mon travail devient alors d’aider à regarder autrement :

  • le mouvement,
  • la texture,
  • le volume,
  • l’ensemble du visage,
  • et l’harmonie générale.

Petit à petit, le cheveu blanc cesse d’être “le problème”.

En dix ans, j’ai compris une chose

Aujourd’hui, après des années à accompagner des femmes dans cette transition, j’ai compris que le vrai travail n’est pas technique.

Il n’existe pas de technique magique pour accepter ses cheveux blancs.

Oui, certaines méthodes peuvent aider :

  • des mèches,
  • des transitions douces,
  • des coupes adaptées.

Mais le véritable chemin reste intérieur.

Quand une femme est réellement prête, la racine devient presque un détail.

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